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Promesse de vente, compromis de vente : les 10 pièges de l'avant-contrat
06/03/2010
L' « avant » d'avant-contrat peut induire en erreur. Les signataires de la promesse de vente ou du compromis de vente s'imaginent que c'est le contrat qui engage, et que l'avant-contrat n'engage pas à grand-chose. Erreur, l'avant-contrat, qui détermine les conditions de vente, entraîne des obligations importantes. Les contractants doivent donc prendre toutes les précautions. Inquiet ? SeLoger vous aide à éviter les pièges !
Approuver, c’est signer : la signature du contrat de vente
Ce n’est pas parce que l’avant-contrat crée des obligations importantes pour les deux parties que l’acheteur et le vendeur doivent décider de s’en passer. Certes, légalement, la signature d’un avant-contrat n’est pas obligatoire mais elle est, dans la pratique, indispensable parce que l’avant-contrat de vente porte à la connaissance de l’acquéreur des informations dont il ne dispose généralement pas, notamment sur les servitudes ou sur l’existence d’un droit de préemption, d’un acheteur prioritaire pouvant rafler le bien convoité.
Toujours d’un point de vue théorique, la rédaction de l’avant-contrat de vente par un professionnel, n’est pas obligatoire, mais dans la pratique, c’est indispensable, le contrat définitif, c'est-à-dire l’acte authentique, reprenant en principe les termes de l’avant-contrat pour les confirmer et officialiser le transfert de propriété. Finalement, la pure formalité, c'est l'acte authentique de vente, puisqu'il clôt l'affaire dans son ensemble.
Étant donné la complexité de la matière et, rappelons-le, l’importance des engagements pris, ne pas faire appel à un notaire ou à un agent immobilier serait tomber dans un piège !
Promesse de vente : première forme d’avant-contrat
L’avant-contrat peut être une promesse de vente. Elle peut être soit rédigée sous la forme d’un acte notarié, soit prendre la forme d’un acte simple. Quand la promesse de vente est rédigée sous la forme d’un acte simple, elle doit impérativement être enregistrée au centre des impôts dans les 10 jours qui suivent sa rédaction. Sinon, vous être pris au piège : la promesse de vente est frappée de nullité ! Et pour éviter toute contestation, déposez la promesse de vente chez le notaire.
Compromis de vente : deuxième forme d'avant-contrat
L’avant-contrat de vente peut aussi être une promesse synallagmatique de vente, autrement dit un compromis de vente. Dans ce cas, l’avant-contrat est un acte de vente avec début d’exécution puisque les deux parties sont engagées de manière irrévocable, c'est-à-dire que le vendeur promet de vendre son bien au candidat qui promet d’acheter ! En contrepartie de l’engagement du vendeur, l’acquéreur verse un dépôt de garantie. Que ce soit l’acheteur ou le vendeur, si l’une des deux parties engagées renonce à la transaction immobilière, alors la partie lésée peut l’y contraindre par voie de justice et exiger de surcroît des dommages et intérêts !
L’avant-contrat : le bénéfice du délai de rétractation
L’acquéreur qui signe l’avant-contrat peut encore changer d’avis : il bénéficie en effet du délai de rétractation pour renoncer à son achat. Mais attention !, pour ne pas vous faire piéger, vous devez respecter un délai de 7 jours. Si vous renoncez à acheter, vous devez bien entendu en informer le vendeur. L’acte d’huissier ou la lettre recommandée avec A.R. sont les deux moyens que vous pouvez employer pour le faire.
Avant-contrat et indemnité d’immobilisation
La prévision du versement d’une indemnité d’immobilisation n’est pas un piège quand le logement est neuf ou en état futur d’achèvement ou quand le vendeur est un professionnel. Mais ce n’est pas parce que l’indemnité d’immobilisation est légale qu’elle vous paraît forcément légitime. Alors l’indemnité d’immobilisation s’explique. Le propriétaire du bien immobilier, le promettant, donne avec la promesse unilatérale de vente une option sur le bien au candidat acheteur. En cosignant, le candidat acheteur accepte le bénéfice de la promesse de vente, c'est-à-dire qu’il a le droit d’acheter ou non le bien pendant un délai clairement précisé. L’option sur le logement, en contrepartie, donne droit au promettant à l’indemnité d’immobilisation.
À combien se monte l’indemnité d’immobilisation ? Généralement à 10% du prix de vente.
Sommes versées, sommes récupérées
L’acheteur peut récupérer les sommes éventuellement versées. Mais pour récupérer l’argent versé, il y a des conditions ! L’acheteur ne peut récupérer les sommes versées qu’à condition de s’être rétracté dans les délais. Dans le cas du droit de rétractation exercé dans les délais, l’acheteur doit récupérer les sommes qu’il a versées dans un délai de 21 jours à compter du lendemain de la date de rétractation.
La levée d’option, comment ça marche ?
Tout d’abord, définition de la levée d’option ! Quand le bénéficiaire choisit de lever l’option qui lui a été attribuée, le bénéficiaire exerce son droit d’acquisition.
Ensuite, l’option sur le bien, ça marche de plusieurs façons !
Le candidat à l’acquisition lève l’option dans le délai imparti ? La vente est alors conclue. Il ne lui reste plus qu’à être formalisée par l’acte authentique.
Toutes les conditions de la promesse de vente ne sont pas réalisées ? Ce n’est pas la faute du bénéficiaire qui récupère alors son indemnité d’immobilisation dans un délai de 3 mois.
Le candidat à l’achat ne lève pas l’acquisition ? Une fois passée la date-limite, le propriétaire n’est plus tenu de réserver son bien : il peut le proposer à un autre candidat. De plus, le vendeur est en droit, selon la loi SRU, de conserver l’indemnité d’immobilisation car la vente n’est pas conclue du fait du vendeur alors que toutes les conditions sont réalisées.
Le bénéficiaire cède sa promesse de vente à un tiers ? Sauf clause contraire, c’est possible. Dans ce cas, le tiers se substitue au bénéficiaire initial de la promesse de vente qui peut alors récupérer son indemnité d’immobilisation.
Faire face à ses obligations : zoom sur le vendeur
Avant que le bénéficiaire ne lève l’option, le propriétaire renonce à vendre son bien ? Si le bénéficiaire lésé ne peut pas obliger le propriétaire à vendre son bien, il est quand même en droit d’exiger des dommages et intérêts. La demande de dommages-intérêts ne peut se faire qu’après avoir levé officiellement l’option dans les délais. De plus, le propriétaire n’ayant pas fait face à ses obligations, l’indemnité d’immobilisation est remboursée à l'acquéreur.
Le propriétaire vend à un tiers pendant le délai clairement précisé et avant la levée de l’option ? Dans ce cas aussi, le bénéficiaire est en droit d’exiger dans les mêmes conditions des dommages et intérêts. Ici aussi, l’indemnité d’immobilisation est remboursée.
Le vendeur refuse de vendre alors que le bénéficiaire a levé son option, exerçant ainsi son droit d’acquisition ? L’acquéreur peut alors, outre les dommages et intérêts qu’il peut réclamer, obliger le propriétaire à vendre son bien ! Pourquoi ? Parce que dans ce cas-ci, la levée d’option a eu lieu. Or la levée d’option suffit seule à conclure légalement la transaction. Le jugement du tribunal peut faire office d’acte authentique. Et l’indemnité d’immobilisation ? Remboursée, bien évidemment !
Clauses restrictives empêcheraient exécution du contrat
Comme nous l’avons dit précédemment, et au risque de nous répéter, l’avant-contrat engage. Mais certaines clauses dans l’avant-contrat permettent d’empêcher l’exécution du contrat définitif. Ces clauses sont dites restrictives. Les parties décident librement de leur rédaction, sauf concernant l’acquisition financée par un emprunt. Ainsi, la clause concernant l’obtention d’un prêt est obligatoire, tellement obligatoire qu’elle s’applique même si elle ne figure pas dans les clauses de l’avant-contrat : « L’offre est toujours acceptée sous la condition résolutoire de la non-conclusion (…) du contrat pour lequel le prêt est demandé ». Si le candidat acheteur n'obtient pas le prêt escompté dans les délais prévus, il est délié de son engagement. L'échec de la transaction n'étant pas de son fait, il récupère intégralement son indemnité d'immobilisation ou son dépôt de garantie.
Les clauses de dédit : renoncer a un prix
La clause de dédit, surtout utilisée dans les compromis de vente, parce que les parties y sont engagées de manière irrévocable, permet à chaque partie de se désengager malgré la forme de l’avant-contrat moyennant le règlement du dédit, c'est-à-dire d’une somme fixée à l’avance.
Le versement d’arrhes peut avoir le même effet que le dédit : l'acheteur peut renoncer à l’acquisition en perdant naturellement les arrhes. Le propriétaire, quant à lui, s’il change d’avis, doit verser le double des arrhes pour pouvoir renoncer à la vente.
MONTPELLIER : QUARTIER PAR QUARTIER
Petit tour d'horizon des prix pratiqués intra-muros et dans les environs
1- L'Ecusson
App. anciens : 2 200-4 000 Euros/m2
Le haut de gamme
6- Mauguio
2 300-3 500 Euros/m2
Rien pour les petits budgets
A 12 kilomètres de Montpellier, Mauguio connaît depuis une quinzaine d'années un succès constant. Les infrastructures créées dans les années 1990 sont des atouts incontestables, et de nombreuses familles souhaitent s'y installer. Du coup, l'euphorie immobilière des dernières années a eu des répercussions notables sur le marché local, qui a littéralement explosé. Il faut désormais compter 300 000 euros et plus pour une villa. «Les prix, corrects il y a dix ans, sont plutôt élevés aujourd'hui. Ils vont donc être amenés à baisser, et déjà nous ne vendons plus au prix affiché. Il n'y a rien pour les petits budgets ici», explique une professionnelle. S'il y a des biens à vendre, la rotation est assez faible selon le quartier. Une maison de 75 m2 sur 350 m2 de terrain est proposée à 295 000 euros, et une villa en lotissement, guère récente, de 250 m2 habitables sur 690 m2 de terrain, est à vendre 840 000 euros, sans succès. Une belle maison de village, de 300 m2 habitables avec 132 m2 de cour, est affichée à 579 000 euros. Dans le neuf, plusieurs programmes sont en cours. Il faut compter en moyenne 3 000 euros/m2. 23 logements sont proposés par Pragma au Sévillan, boulevard de la Démocratie, de 3 300 à 3 700 euros/m2. Sur le même boulevard, l'aménageur Guiraudon Guipponi propose 22 logements à 3 500 euros/m2 moyen, qui seront livrés fin juin 2008. «Pour les terrains à bâtir, il faut compter 350 euros/m2, et dans l'ancien on a du mal à trouver de bonnes affaires. On peut même avoir à débourser 150 000 euros pour un F2, ce qui est très cher», regrette un notaire de la ville. 160 logements sont prévus dans des lotissements à créer sur l'ancien terrain de la MJC vendu à des promoteurs par la mairie et sur la route de Candillargues, où vont être réalisés un immeuble de 30 logements sociaux, 12 villas en primo-accession, du collectif privé et des villas. La Ville annonce 20 à 30% de logements aidés sur toutes les opérations.
7- Jacou, Teyran
2 000-3 000 Euros/m2
Des prix trop élevés
Dans cette proche banlieue reliée à Montpellier par le tramway, la demande est constante. Malgré un ralentissement, les prix sont souvent trop élevés et beaucoup de villas restent à la vente. Quelques appartements se négocient entre 2 000 et 3 000 euros/m2. La mairie prévoit la création de 800 nouveaux logements qui vont être construits en plusieurs phases sur la ZAC de La Draye, à l'est, d'ici 2020. Un lotissement de 35 maisons individuelles est en cours de construction et deux petits lots de 4 à 5 maisons sont proposés par des privés. A 4 kilomètres de là, à Teyran, il y a beaucoup de maisons à vendre. On peut en trouver à 280 000 euros, mais elles dépassent souvent 400 000 euros et peuvent atteindre 800 000 euros. Il y a peu de biens à louer dans cette commune et rien à vendre dans le vieux village. «La baisse n'est pas significative. Tout reste trop cher et la clientèle est moins abondante», résume un agent. A la location, rares sont les villas en dessous de 1 000 euros et le foncier peut atteindre 300 euros/m2 dans ces communes.
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